Philippe Duron

La Gauche en actions

« Je voulais venir à Caen, parce que vous menez une politique exemplaire en matière de logement »

« Je voulais venir à Caen, parce que vous menez une politique exemplaire en matière de logement ». Quelle plus belle façon de souligner l’importance du travail que nous menons tous pour relever les défis du logement dans l’agglomération caennaise ? C’est ce qu’a déclaré cet après-midi, peu après 18h15, le Président de la République, François Hollande.

Accompagné de Cécile Duflot, Ministre en charge de l’égalité des territoires et du logement et de Bernard Cazeneuve, ministre délégué au budget il est venu signer le protocole de cession de la caserne Martin à la Ville. C’est la première concrétisation en France du nouveau dispositif de minoration du prix du foncier de l’Etat en vue de construire des logements sociaux. C’était l’engagement n°29 du programme de campagne de François Hollande. Cela nous permettra de construire 157 logements, dont 65 à vocation sociale, en plein centre-ville.

Ce déplacement marque la reconnaissance de notre engagement en faveur du logement, tant à Caen, qu’à Caen la mer, depuis 2008. Avec le nouveau PLH (Programme local de l’Habitat) de Caen la mer, nous avons multiplié par trois les investissements en faveur du logement. Et ça marche : le rythme de production de logements a augmenté de 60 % par rapport à la précédente mandature.

François Hollande est aussi venu visiter le quartier de la Folie Couvrechef, où nous rénovons 730 logements pour y diminuer la consommation d’électricité. Ce sont 160 € à 360 € qui seront gagnés chaque année par les locataires grâce à la diminution de leurs charges. C’est actuellement l’une des 10 plus grandes opérations en France la matière.

Le logement, depuis 2008, est notre priorité. Merci au Président de la République d’avoir reconnu le travail effectué en se rendant dans notre ville aujourd’hui.

 

La signature du protocole a pris un peu de retard : le Conseil constitutionnel a validé cet après-midi la loi sur le mariage pour tous, et le Président a souhaité faire une déclaration à cette occasion. Mon bureau a été déménagé rapidement pour faire de la place au studio :

 

 

« Je promulguerai la loi demain » a-t-il déclaré à la presse.

 

Je lui ai ensuite présenté l’exposition que nous avons réalisée pour mettre en évidence la mobilisation des outils de l’action publique que notre équipe a déployé depuis 2008 pour faire en sorte que le défi démographique, le défi du logement, soit relevé à Caen.

 

 

Devant la maquette du projet de l’équipe MVRDV sélectionnée pour établir le plan guide de la presqu’ile, je lui ai présenté les grands défis de la reconversion urbaine de ce territoire fondamental pour le développement métropolitain de l’agglomération caennaise.

 

Vous trouverez ci-dessous le mot d’accueil que j’ai prononcé au début de la cérémonie.

 

J’ai noté dans le discours qu’il a prononcé ensuite cette déclaration très importante pour notre agglomération et notre CHU : « je vous rassure, nous ferons en sorte de trouver la meilleure solution pour l’avenir de l’établissement hospitalier de Caen ». C’est une bonne nouvelle.

 

Mot d’accueil de François Hollande

à l’Hôtel de Ville

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17 mai 2013

 

Monsieur le Président de la République,

Madame la Ministre de l’Egalité des territoires et du Logement,

Monsieur le Ministre délégué en charge du Budget,

Mesdames et Messieurs les parlementaires,

Monsieur le Préfet,

Monsieur le Président de la Région Basse-Normandie,

Mesdames et Messieurs les élus,

Monsieur le Président de l’Université,

Mesdames et Messieurs les représentants du monde économique,

 

Monsieur le Président,

C’est un honneur pour Caen et pour son Maire de recevoir le Président de la République dans ce lieu chargé d’histoire qu’est l’Hôtel de Ville de Caen.

C’est une grande satisfaction de vous accueillir aujourd’hui pour signer un protocole auquel les élus de la Ville attachent une importance toute particulière.

 

En acquérant la caserne Martin nous pourrons en effet créer 157 logements, dont 65 à vocation sociale, en plein centre-ville, en face du site magnifique de la prairie. Nous y implanterons également 3 000 m2 d’activités et de services, dont une nouvelle crèche municipale de 60 berceaux.

 

C’est pourquoi, je tiens à vous remercier d’avoir favorisé la cession de ce site stratégique à un coût plus faible que les prix du marché.

C’était la condition sine qua non pour y construire des logements avec des loyers adaptés aux ressources de nos concitoyens.

 

L’accès au logement est en effet le premier poste de dépense des ménages et l’une des conditions indispensables à l’épanouissement de chacun.

 

Mais, si le Droit au logement est reconnu dans notre Constitution depuis 1946, et dans la loi depuis 1982, il reste encore bien trop souvent difficile à mettre en œuvre.

 

Nous ne pouvons l’accepter. C’est pourquoi, nous sommes à vos côtés tant à Caen, qu’à Caen la mer, la Communauté d’agglomération, pour prendre toute notre part de l’effort national que vous engagez de façon offensive pour relancer la production de logements.

 

Pour construire plus et mieux, nous avons adopté un Programme Local de l’Habitat (PLH) volontariste, doté de moyens à la hauteur de nos ambitions, trois fois plus importants que par le passé. C’est ce qui nous a permis d’augmenter le rythme de construction de 60 % par rapport au mandat précédent, soit 1 500 nouveaux logements dans l’agglomération en 2010 comme en 2011.

 

Nous avons créé une Maison de l’Habitat, et engagé des programmes importants de rénovation des logements existants, comme celui de la Folie-Couvrechef que vous avez pu visiter cet après-midi et dont les habitants que vous avez rencontrés ont manifesté satisfaction.

 

Nous libérerons, enfin, des espaces constructibles dans le cadre de notre nouveau Plan Local d’Urbanisme.

 

 

Mais au-delà, Caen s’est engagée, Monsieur le Président, dans ce que j’ai appelé sa Seconde Reconstruction ; celle qui doit renouveler son modèle de développement pour lui permettre de jouer pleinement dans le concert métropolitain.

 

La première étape en fut la réalisation du nouveau quartier des Rives de l’Orne, au sortir de la gare. Nous l’avons inauguré lundi dernier.

 

Mais demain, l’enjeu majeur, décisif, ce sera la reconquête de la Presqu’ile industrialo-portuaire. Là où le Ministère de la Justice construira le futur Tribunal de Grande Instance, ainsi que l’a décidé et annoncé Madame la Garde des Sceaux, Christiane Taubira.

 

Il y a 10 jours, le 6 mai, c’est l’architecte néerlandais Winy Maas qui a été désigné pour conduire cette opération de réaménagement de la Presqu’ile et du vaste territoire à ses abords.

Nous construisons, ici, le Caen de l’avenir.

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Vous êtes engagés Monsieur le Président de la République dans un combat courageux et difficile pour redresser notre pays, ses finances publiques, son économie, et son modèle social.

 

Vous avez fixé un objectif de création de 500 000 logements nouveaux par an avec Madame la ministre du Logement, dont 150 000 à vocation sociale.

 

Nous sommes heureux que vous ayez porté au plus haut niveau des priorités de l’Etat ce défi du logement. Caen et son Agglomération trouvent ainsi un soutien indispensable à la mise en œuvre de leurs politiques en la matière.

 

Nous sommes prêts ici à Caen, à relever avec vous ce défi de l’accès au logement pour tous.

Monsieur le Président, vous pouvez compter sur notre soutien.

Inauguration des Rives de l’Orne

Inauguration hier en fin d’après-midi des espaces commerciaux des Rives de l’Orne. Le temps fut clément. Après la cérémonie officielle, nous avons pu visiter les différents commerces. Vous trouverez ci-dessous le contenu du discours que j’ai prononcé afin de remettre cette réalisation en perspective des défis urbains pour Caen et son agglomération.

 

Mesdames et Messieurs,

 

Je vous souhaite à toutes et à tous la bienvenue dans le Caen de demain !

 

Après 6 années d’études, d’échange et de procédure,

Et après un peu plus de 26 mois de chantier et d’aménagement,

Nous voici enfin réunis pour l’inauguration de ce nouveau quartier de notre ville, les Rives de l’Orne.

 

 

L’urbanisme est un art du long terme.

Entre l’idée et le projet, entre le projet et sa réalisation, se déroulent de nombreuses années qui semblent toujours trop longues à ceux qui portent l’ambition de transformer la ville.

Mais, à force de persévérance et de travail, nous y sommes tous parvenus.

 

Je tiens d’ailleurs ce soir à saluer l’action de nos prédécesseurs qui ont initié ce projet en 2005, voilà 8 ans maintenant.

 

Le dossier des Rives de l’Orne fut l’un des premiers que nous avons ouvert lors de notre arrivée au printemps 2008.

 

Et, très vite, la crise nous a obligés à remettre l’ouvrage sur le métier pour garantir que cet investissement de 260 millions d’euros puisse se réaliser.

Il faut souligner ici l’envergure exceptionnelle de ce projet, sans doute le plus important investissement immobilier à Caen depuisla Reconstruction. Nousl’avons mené à bien malgré les vents contraires dela conjoncture. Etje tiens ici à remercier l’engagement de ses promoteurs et nos partenaires que sont APSYS, la SAFAUR, la SHEMA et le pool bancaire, la Société générale et le Crédit Agricole.

 

Avec Denis Valode et Jean Pistre, et Messieurs Bansay et Ruffa, nous avons aussi passé de très nombreuses heures pour garantir que ce projet réponde aux meilleures normes environnementales et s’insère au mieux dans le tissu urbain de notre ville, au travers d’une architecture moderne, d’une architecture de notre temps.

 

 

 

Le dessin des proues, celui de l’hôtel, de la galerie marchande… ont occasionné de longs et passionnants échanges. L’ambition environnementale, bientôt certifiée par les labels HQE et Habitat et environnement, fut également au cœur de nos discussions.

L’insertion au programme d’une résidence Séniors et le travail avecla Foncière Logementpermirent également d’y renforcer la mixité sociale et générationnelle.

C’est ainsi, sous-ensemble par sous-ensemble, que nous avons su tout à la fois préserver ce projet et en améliorer la qualité sociale, environnementale et architecturale.

 

Mais au-delà du travail sur tel ou tel élément de programme, les Rives de l’Orne constituent le premier pas d’un vaste mouvement de reconquête urbaine.

 

Un levier de redynamisation de la Rive Droite

 

Les Rives de l’Orne, c’est bien sûr d’abord, la reconquête de l’attractivité pourla Rive Droite.

 

Longtemps, celle-ci s’est vécue comme le parent pauvre de l’urbanisme de notre ville.

 

Les grands centres de décision étaient tous situés surla Rive Gauche. Lebas de Vaucelles et le quartier de la gare subissaient quant à eux une perte de substance commerciale, en particulier depuis la mutation de Legallais-Bouchard qui fut longtemps la locomotive de ce secteur.

 

Depuis quelques années, la Ville investit pour retourner cette image. Ce fut la réhabilitation dela caserne Claude Decaen, fermée depuis 25 ans, pour y implanter le Pôle de vie des quartiers dela Rive Droite. Cesont également les programmes de renouvellement urbain de la Guérinière et de la Grâce de Dieu.

 

Mais avec les Rives de l’Orne, ses 75 commerces, le millier de salariés qui travailleront au quotidien dans ce nouveau quartier, et ses 4,5 millions de chalands annuels, c’est bien évidemment un effet d’entrainement d’une ampleur encore bien plus importante. Il permettra à l’ensemble du bas dela Rive Droitede connaitre un renouveau économique et urbain.

 

Et ce territoire, qui n’était que l’envers de la gare, est ainsi aujourd’hui en train de redevenir une des portes d’entrée majeure de notre agglomération et de notre ville : à l’intersection de la gare, des flux de transport en commun, et des circulations routières, à seulement quelques minutes du périphérique.

 

 

 

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Au-delà de l’enjeu pourla Rive Droite, les Rives de l’Orne constituent en effet un levier de développement pour toute notre ville, à commencer par son centre commerçant.

 

L‘enjeu commercial

 

Depuis toujours, l’histoire des villes et celle du commerce sont liées.

Mais, depuis 50 ans et l’apparition des super puis des hyper-marchés, une grande partie du développement des nouvelles surfaces commerciales a basculé vers les périphéries. Caen n’est pas étranger à ce phénomène.

 

Or aujourd’hui, ce modèle est lui aussi amené à évoluer. L’enjeu environnemental qui implique de moins utiliser nos voitures, le vieillissement de la population, comme le souhait des consommateurs de retrouver une certaine qualité de vie marquée par d’avantage de proximité, redonnent une carte à jouer aux centre-villes.

 

Cela passe bien sûr par la mise en valeur de leurs espaces publics, comme nous le faisons avec la création d’un véritable plateau piétonnier ou la rénovation dela place Saint-Sauveurpar exemple. Cela passe aussi par l’organisation de grands événements culturels ou sportifs.

C’est cette année Normandie impressionniste, dont la première édition avait attiré 1 million de visiteurs ; ce sera l’an prochain les Jeux Equestres Mondiaux.

 

Mais cela passe également par le développement d’une offre commerciale renouvelée avec des moyennes surfaces et des enseignes inédites dans notre agglomération. C’est tout l’apport des Rives de l’Orne.

 

Une récente étude réalisée par le Cabinet AID montrait ainsi que Caen était aujourd’hui la seule ville de sa catégorie à ne pas encore disposer d’un grand centre commercial de centre-ville, là où Brest, Le Havre, Rouen, Angers ou Toulon avaient déjà développé une offre de ce type depuis parfois plus de 25 ans.

 

Face au développement exponentiel des grandes surfaces de périphérie, encouragé par le vote dela loi LME, il est indispensable que la ville centre conserve une offre commerciale diversifiée et attractive.

 

 

Tout l’enjeu pour nous sera bien sûr de réussir la couture entre les Rives de l’Orne et le centre-ville historique, et de constituer un véritable cœur d’agglomération qui rayonne sur l’ensemble d’un bassin de vie de 400 000 habitants.

 

 

 

C’est pour cela que nous avons voulu aménager de manière extrêmement qualitative les espaces publics qui bordent ce nouveau quartier. Le choix de l’utilisation de matériaux identiques à ceux du centre-ville – du granit de Vire – en est une illustration.

 

Ces travaux continueront dans les mois et les années à venir. Au total la Ville y aura investi plus de 13 millions d’euros entre 2012 et 2015.

 

 

Dans quelques semaines, nous débuterons ainsi l’opération d’élargissement du pont Churchill afin de mieux relier les deux rives de l’Orne.

Puis viendront les aménagements des quais pour que chacun puisse se réapproprier une relation à la rivière.

 

Enfin, en 2018, l’arrivée de la 2e ligne de tramway, sur le quai Hamelin permettra de créer un véritable continuum tout au long de ce nouveau centre-ville élargi.

 

L‘enjeu urbain

 

Les Rives de l’Orne constituent ainsi la première étape du vaste mouvement de reconquête urbaine que nous avons entrepris, de la gare à la fin du cours Montalivet ; de la Presqu’ile aux abords de l’avenue Clémenceau ; la première étape de la Seconde reconstruction de notre ville

 

Ce vaste territoire correspond en effet au périmètre d’études du grand projet « Caen Presqu’ile » que nous menons avec les communes d’Hérouville-Saint-Clair et de Mondeville. Ce projet sera imaginé et coordonné – nous l’avons décidé la semaine dernière, – par le cabinet MVRDV animé par Winy Maas.

 

C’est en grande partie sur ces quelques centaines hectares que se dessinera le visage urbain et architectural du Caen de demain. Aucune autre ville en France n’a la chance de disposer d’un tel espace à reconquérir en bordure immédiate de son hyper-centre.

 

Déjà nous savons quela nouvelle Bibliothèque Multimédiad’envergure régionale s’y installera au début 2016. Un an plus tôt, elle aura été précédée par le nouveau Tribunal de Grande Instance réalisé par le Ministère de la Justice.

 

Ainsi, au-delà du renouveau de la Rive Droite, au-delà de l’équilibre commercial entre la ville centre et sa périphérie, c’est la place de Caen en Normandie et en France qui se jouera ici.

 

Je souhaite pour conclure adresser mes remerciements à tous ceux qui ont contribué à la réalisation de ce projet :

 

-             Maurice Bansay, Yves Ruffa et Christine Epiard, et à toutes les équipes d’APSYS et de la SAFAUR,

-             Denis Valode et Jean Pistre, les architectes du projet,

-             Les équipes de la SHEMA, d’Investir Immobilier, de Pathé, qui sont en charge des différents éléments du programme,

-             Les entreprises locales qui ont réalisé ce chantier hors norme : Zanello, CMEG et SEEL.

-             M. Duval, Directeur général délégué de la Société générale, M. Epron, Président et Madame Gourmelon, Directrice Générale du Crédit Agricole de Normandie ;

-             Les élus qui ont suivi ce projet : Eric Vève, notre adjoint au commerce, Xavier Le Coutour, adjoint à l’urbanisme, Cécile Dossou en charge de la voierie, Rudy L’Orphelin, qui s’occupe des déplacements, mais aussi Marie-Sabine Cailleteau qui avait suivi ce projet en début de mandat, et surtout Jean-Louis Touzé qui a assuré toutes les réunions de la commission de sécurité nécessaires pour que ces nouveaux bâtiments soient accessibles au public.

-             Les services de la Ville enfin, le Directeur général des services et le Directeur général des services techniques bien sûr, mais aussi l’ensemble des services de la Ville se sont mobilisés depuis le début du projet, à l’Urbanisme, au Commerce, à la voirie ou à la Direction de la Maitrise d’Ouvrage.

 

Je vous remercie.

 

 

Nomination de Bernard Cazeneuve au ministère du budget

J’ai appris avec grande satisfaction la nomination Bernard Cazeneuve à la tête du Ministère délégué du Budget. C’est le meilleur choix que pouvaient faire le Président de la République et le Premier Ministre. Bernard Cazeneuve a fait la démonstration au Ministère des Affaires européennes de ses grandes compétences, de sa maîtrise des dossiers et de sa force de conviction, qualités que j’avais mesurées lorsqu’il était Vice-Président de la Région Basse-Normandie de 2004 à 2007. A l’occasion de la négociation sur le traité européen à l’automne, il a fait un sans-faute tant sur le plan de la gestion technique de ce dossier que sur l’exercice de conviction politique nécessaire à sa ratification. A cette occasion, il a forcé l’estime de tous les parlementaires, de la majorité comme de l’opposition, mais aussi d’une grande partie de la presse et de l’opinion publique.

 

L’arrivée de Bernard Cazeneuve au gouvernement en 2012 a été une très bonne nouvelle pour notre région ; sa nomination à un ministère décisionnel, l’un des plus stratégiques dans la période que nous vivons, est une très bonne chose. C’est un poste difficile et exposé, où il pourra mettre à contribution son intelligence des dossiers, sa capacité de travail et sa rigueur dans l’analyse des enjeux et la préparation des décisions. La situation économique et l’état des finances de notre pays requièrent un homme d’engagement, un homme déterminé, et de véritables capacités de pédagogie et de conviction. Je souhaite pleine réussite à Bernard Cazeneuve dans la tâche qui l’attend.

Merci !

La fin de l’épisode neigeux s’annonçait hier avec le début de la fonte de la neige, et le dégagement des axes routiers. En cohérence avec la décision du Préfet du Calvados de maintenir la fermeture des écoles, collèges et lycées pour la journée de jeudi, la mairie de Caen a décidé de fermer les crèches. Les agents présents dans les établissements ont procédé aux vérifications nécessaires à la réouverture des services publics dans des conditions de sécurité avérées.

 

 

 

Avec Corinne Féret, Première adjointe et Jean-Louis Touzé, adjoint au maire en charge du Patrimoine et de la Sécurité, j’ai salué hier soir à la caserne de la Folie-Couvrechef les 400 sapeurs-pompiers qui ont participé aux opérations de sauvetage et de déneigement de mercredi et jeudi. Parmis eux, de nombreux pompiers venus depuis d’autres départements pour nous aider. Je les ai remerciés au nom des habitants de l’agglomération pour leur travail difficile, formidable et courageux. Ils nous ont demandé de remercier les agents de la ville qui ont travaillé au déneigement du centre de l’agglomération et qui ont grandement facilité le travail de secours.

 

 

Avec le Directeur général du CHU, Angel Piquemal, j’ai adressé un courrier de remerciement aux agents du CHU qui se sont mobilisés dès lundi soir pour garantir la continuité du service, des soins et de la sécurité pour les patients. Qu’ils soient personnels soignants, agents des services logistique et techniques ou administratifs, ils y ont tous contribué avec conscience professionnelle et un grand sens du service public que je tiens à saluer.

 

Merci à toutes et à tous pour votre mobilisation !

 

Neige : nous restons mobilisés

Ce midi, j’ai pu rencontrer avec Corinne Féret, Première adjointe en charge du personnel, et Jean-Louis Touzé, adjoint en charge du patrimoine et de la sécurité, les personnels des services de la Ville qui travaillent jour et nuit depuis lundi pour maintenir ouverts les 135 km des principaux axes routiers de la ville. Nous avons vu des hommes fatigués, mais fiers de ce qu’ils faisaient et déterminés à mener jusqu’au bout le combat qu’ils mènent contre la neige et le verglas.

 

 

 

A Caen, ce sont plus de 150 agents des services Voirie et Espaces Verts qui s’efforcent chaque jour de redonner à notre ville des conditions de circulation sûres et optimales, et contribuent ainsi à la qualité de la vie qui fait la réputation de Caen.

 

Cet après-midi, avec Christian Ferré Président de Caen Expo Congrès, et Frédérique Gervais, Directrice de Caen Expo Congrès, nous avons fait le point sur les conséquences de l’effondrement de la toiture du Hall 2 du Parc Expo. Objectif : trouver des solutions alternatives pour que, dans les semaines qui viennent, notre ville puisse continuer à accueillir salons et congrès, et garantir la Foire Internationale de Caen.

Episode neigeux exceptionnel à Caen : alerte rouge

La région a été paralysée aujourd’hui par la neige, qui est tombée toute la journée sans s’arrêter.

 

Les Caennaises et les Caennais se sont adaptés et je les remercie d’avoir su rester chez eux, avec leurs enfants, d’avoir laissé leurs voitures en stationnement. Malgré les contraintes de cet enneigement exceptionnel pour notre région, nous n’avons pas à déplorer de catastrophe humaine. Beaucoup de commerces étaient fermés, et la ville a vécu au ralenti.

 

Cellule de crise à l’Hôtel de ville, avec les élus mobilisés.

 

Pour faire face aux risques des intempéries, j’ai mis en place dès ce matin une cellule de crise à l’Hôtel de ville afin de répondre aux questions des habitants. Les services municipaux ont été très réactifs : les services techniques en charge du salage et du déneigement sont au travail jour et nuit depuis la nuit de dimanche.

 

La situation en Basse-Normandie est exceptionnelle, et c’est la raison pour laquelle Delphine Batho, Ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’énergie, est venue constater sur le terrain l’ampleur des intempéries, et malheureusement l’ampleur des sinistres.

 

Visite de la cellule de crise à la préfecture, avec Delphine Batho, Ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, et Monsieur le Préfet du Calvados, Préfet de Basse-Normandie.

 

 

La neige a immobilisé la ville, et bloqué plusieurs centaines d’automobilistes ou de voyageurs dont certains ont passé la nuit dans leur voiture ou dans des voitures couchettes mises à disposition par la SNCF en gare de Caen. Nous pensions qu’il n’y aurait pas de dégâts matériels avant d’apprendre, dans l’après-midi, la rupture du toit du Hall 2 du Parc expo. Plusieurs personnes étaient en train d’y travailler pour l’installation d’un salon qui devait ouvrir ses portes à la fin de la semaine. Heureusement, plus de peur que de mal. Mais les dégâts sont très importants pour la ville.

C’est une vraie catastrophe. Certes, nous n’avons pas de blessés à déplorer. Je crains que la foire-exposition de 2013 ne soit compromise. L’objectif maintenant est d’évaluer les dégâts et d’entamer la reconstruction le plus vite possible afin d’être prêt pour les Jeux équestres mondiaux à l’été 2014.

 

Une méthode pour répondre au défi de la mobilité en France

Cette semaine fut un cap important pour la commission Mobilité 21. Trois journées de travail intenses pour clore la première étape de la mission que le Gouvernement nous a confiée voici 4 mois. Il s’agit pour nous de proposer un schéma de mobilité durable avec notamment une hiérarchisation des projets du SNIT, ce schéma national des infrastructures de 2011 estimé à 245 milliards d’euros.

 

Nous en avons profité pour organiser une conférence de presse hier midi au ministère des transports, afin de présenter l’état d’avancement de nos travaux. L’occasion pour les 10 commissaires (6 élus parlementaires – André Chassaigne, Michel Delebarre, Louis Nègre, Bertrand Pancher, Eva Sas et moi-même ainsi que 4 experts reconnus – Jean-Michel Charpin, Yves Crozet, Marie-Line Meaux et Patrice Parisé) de présenter notamment la méthode que nous avons adoptée pour classer les projets, et d’attirer l’attention sur certains points importants dégagés à ce stade sur le système de transports en France.

 

Cette méthode, comme nous avons pu l’exposer, fonctionne à deux niveaux : le premier concerne les critères d’analyse, c’est-à-dire que nous mesurons les performances écologiques, socio-économiques et sociétales des projets ; le deuxième porte sur les temporalités, c’est-à-dire qu’au-delà des grands projets déjà engagés qui mobilisent aujourd’hui une manne financière publique considérable (LGV Est 2e phase, contournement Nîmes-Montpellier, LGV Sud Europe Atlantique, LGV Le Mans-Rennes), nous établissons des priorités d’engagement pour les nouveaux projets de développement, en cohérence avec nos moyens budgétaires.

 

Ce n’est qu’une étape, et les prochaines semaines seront intenses en auditions, entretiens et débats pour mener notre réflexion jusqu’au bout et proposer, je l’espère, un véritable regard prospectif sur ce que pourrait être notre système de transports demain !

 

Vous trouverez ci-après le fil de mon intervention lors de cette conférence de presse :

Intervention Philippe Duron – Mobilité 21 – 21 fevrier 2013

« Renaissance et reconnaissance » pour la Rive Droite

Samedi dernier, nous étions nombreux au rendez-vous, dans le Parc Claude Decaen, pour l’inauguration du Pôle de vie des quartiers de la Rive Droite. Tout l’après-midi, l’opération portes ouvertes a fait le plein : près de 500 curieux sont venus visiter le nouveau pôle de vie ; beaucoup d’entre eux sont venus visiter l’ancien bâtiment de la caserne, la dernière trace de cette histoire militaire au cœur de la Rive Droite.

 

 

Après un spectacle très touchant et souvent très amusant de la compagnie Joe Sature avec le slamer Yohan qui ont ravi le public, j’ai eu le plaisir de souligner comment cette inauguration-reconversion du bâtiment résonne pour la Rive Droite, comme une renaissance et une reconnaissance.

 

Un chantier écolo : si l’aspect architectural d’origine a été rigoureusement préservé, cela n’a pas empêché la Ville de recourir aux meilleurs techniques en vigueur en matière de développement durable : panneaux solaires sur le toit, chaudière bois, récupérateur des eaux de pluie, isolation en matériaux naturels, etc.

 

Renaissance pour « le 43e »

Le Pôle de Vie occupe le dernier témoin de ce qu’était l’ancienne caserne du 43e Régiment d’artillerie. Ce bâtiment était muré depuis 25 ans. En la réhabilitant et en lui redonnant vie, c’est toute une page de l’histoire de la ville qui sort de l’oubli.

Après-Guerre, la caserne accueillit des milliers de familles caennaises sinistrées qui avaient perdu leur logement dans les bombardements. Puis ce fut au tour des travailleurs venus participer à l’effort de Reconstruction de s’y installer.

Le Musée de Normandie et les Conseillers de quartier se sont saisis de cette opération de réhabilitation pour faire revivre cette mémoire du quartier. Autour de Madame Aussant dans le cadre du Budget participatif du Conseil de quartier, de nombreux témoignages d’habitants qui ont vécu dans ces lieux ont été recueillis. Ce travail vous sera présenté le 23 mars prochain. Je vous invite à venir le découvrir nombreux.

 

Reconnaissance pour la Rive Droite

Longtemps considérée comme un faubourg et mal considérée par la Ville, la Rive Droite est aujourd’hui réintégrée au cœur de la grande agglomération caennaise. Ce nouveau Pôle de vie des quartiers situé en son centre est le symbole de cette reconnaissance. Ce ne sont pas juste quelques bureaux administratifs de plus qui s’y sont installés, mais une véritable antenne de la mairie avec l’ensemble des services de proximité utiles aux habitants. Ce lieu sera également un espace ressource pour les associations qui y trouveront bureaux et salles de réunions.

Au-delà, avec la réalisation du nouveau quartier des Rives de l’Orne, les programmes de rénovation de la Guérinière ou de la Grâce de Dieu, c’est toute la Rive Droite qui se transforme sous nos yeux pour devenir encore plus attractive et agréable à vivre pour ses habitants.

 

 Depuis que nous les avons créés il y a trois ans – le premier pôle que nous avons inauguré était le pôle Rive Droite, temporairement installé à la Grâce de Dieu – plus de 46 000 Caennais s’y sont déplacés pour une formalité administrative, visiter une exposition, participer à une réunion.