Philippe Duron

La Gauche en actions

Décès de Joseph Decaens

Ce matin, les Loupiaciens seront nombreux pour rendre un dernier hommage à leur ancien maire Joseph Decaens. Ils voisineront avec les anciens élèves, étudiants et collègues de l’Université qui appréciaient le pédagogue attentif à ses étudiants. Médiéviste et archéologue rigoureux, il fut un maire proche de ses concitoyens qui l’appréciaient pour sa disponibilité et sa bonté. Animé par des valeurs humanistes et soucieux du progrès social, il a conduit le développement de Louvigny avec mesure, respect de l’environnement et le souci d’offrir à tous la possibilité de vivre au village. Le village, c’était pour lui la communauté des habitants ; il était attentif à tous et d’abord aux plus faibles. La solidarité, c’était aussi son engagement pour l’Afrique. Avec Solidarité de Louvigny avec le Sahel qu’il a animée jusqu’au bout, il voulait ouvrir ses concitoyens à la tolérance et au partage. Pour ses collègues du Conseil municipal, il fut un guide qui voulait convaincre plutôt qu’imposer. Il restera pour tous les Loupiaciens un homme de bien et un maire exemplaire. Nos pensées vont à son épouse, à ses enfants et petits enfants touchés par ce deuil douloureux.

 

Philippe Duron
Député du Calvados
Ancien maire de Louvigny

Rentrée scolaire 2016

La rentrée scolaire 2016 est un bon cru, tant sur le plan des recrutements de professeurs qui permettent un bon encadrement de nos jeunes que sur le plan de la réforme du collège qui vise à donner plus de souplesse pédagogique aux enseignants et une meilleure prise en compte des élèves dans leur diversité.

Dans la première circonscription du Calvados, les classes de maternelle et de l’enseignement élémentaire ne sont pas surchargées, les professeurs des écoles sont présents et la seule fermeture de classe de la circonscription était prévue depuis un an suite à la diminution d’effectif.

Seul point perfectible : celui de l’accompagnement des enfants handicapés. La volonté du Gouvernement était de former suffisamment d’Assistant de Vie Scolaire (AVS). Cet objectif n’est pas complètement atteint et si une maman de Louvigny a obtenu satisfaction du Rectorat, il existe encore quelques établissements pour lesquels ces personnes n’ont pas encore été affectées. Je me rapproche de la direction académique de l’éducation nationale afin d’aider les familles concernées à bénéficier d’une mesure qui leur permettra de scolariser leur enfant en milieu scolaire commun.

Attentat de Saint-Étienne-du-Rouvray

Comme tous les Normands, j’ai été profondément choqué par le meurtre atroce du père Jacques Hamel, à l’occasion de la prise d’otage terroriste qui s’est déroulée mardi matin à Saint-Étienne-du-Rouvray.

Cet acte, revendiqué par Daesh, vise à opposer les communautés religieuses et à diviser les Français. Il frappe un homme dont le passé et l’action attestent d’un souci œcuménique constant. Mes pensées vont d’abord aux victimes de cet acte barbare. J’adresse mes condoléances les plus sincères à la paroisse et aux habitants de Saint-Étienne-du-Rouvray ainsi qu’à tous les Catholiques de Normandie.

Alors que le terrorisme porte des coups répétés, en France, en Allemagne comme dans le reste du monde, sachons rester unis et ne donnons pas satisfaction aux assassins, qui se réclament de Daesh, et visent à nous opposer pour nous affaiblir.

Hommage de Philippe Duron à Gilles Grollier

Le Professeur Gilles Grollier nous a quittés au cœur de l’été. Chef de clinique, chirurgien, chef de service, Gilles Grollier était un grand médecin qui a consacré sa vie professionnelle au CHU, à l’hôpital public et à la faculté de médecine de Caen. Attentif aux autres, ouvert aux sociétés en développement, Monsieur Grollier donnait beaucoup de temps et d’énergie aux missions humanitaires et médicales.

Citoyen engagé, il était un conseiller municipal tolérant et toujours courtois ; il était apprécié de tous ses collègues de la majorité comme de l’opposition.

Au nom de mes collègues du groupe socialiste, communiste et citoyen, j’adresse à sa famille, à ses proches et à ses confrères mes très sincères condoléances.

Hommage de Philippe Duron à Michel Rocard

Michel Rocard nous a quittés, vendredi à 85 ans. Jusqu’au bout, il aura été un homme debout, un militant engagé, un homme à la pensée vivante et libre comme le montre l’entretien qu’il donnait encore au Point la semaine passée. Militant, la gauche était sa famille ; au PSU d’abord, au Parti socialiste ensuite. Homme d’idées, débatteur hors pair, il a constamment confronté les idées et les concepts au réel. Homme d’action, il aspirait au pouvoir pour ancrer ses idées dans la réalité. Homme d’État, il mit l’intérêt général et les valeurs de justice sociale au cœur de son action. Les accords de Matignon et de Nouméa, la création du Revenu Minimum d’Insertion, la Contribution Sociale généralisée démontrent sa capacité à innover en politique et font regretter qu’il ait exercé trop peu de temps, les fonctions de Premier Ministre.
 
Jusqu’au bout, Michel Rocard aura continué à penser, à agir, à être un défricheur en politique dans la mission accomplie avec Alain Juppé sur l’innovation et les investissements d’avenir ou encore avec son engagement dans la question climatique comme ambassadeur de France pour la négociation des pôles Arctique et Antarctique. Michel Rocard a donné espoir à toute une génération, bien au-delà du parti socialiste. Le meilleur hommage que nous puissions lui rendre c’est de nous inspirer de son action et d’œuvrer pour une social-démocratie moderne.
 

Saccage de la fédération socialiste du Calvados

Le saccage de la fédération socialiste du Calvados déshonore ses auteurs. Cet acte stupide et inutile dessert la politique et le débat public.

Chacun peut dans un régime démocratique comme le nôtre exprimer son opinion, ses désaccords voire même son indignation dans l’espace publique. La loi travail fait débat, l’usage de l’article 49-3 peut choquer. Rappelons que la loi votée par le Parlement dit le Droit dans notre pays et l’utilisation du 49-3 est tout à fait légitime puisqu’il a été adopté par référendum du 28 septembre 1958, approuvé par 80% des Français.

Il convient maintenant que les auteurs de ce méfait réparent les dégâts qu’ils ont causés dans les locaux de la fédération socialiste, lieu du débat démocratique.

Maintien de classes bilangues dans le Calvados

Rentrée 2016 : Corinne FERET et Philippe DURON sont modérément satisfaits d’avoir obtenu le maintien de classes bilangues dans le Calvados

Philippe-Pierre Cabourdin, recteur de l’Académie de Caen, vient d’annoncer que le nombre de collèges du Calvados proposant des classes bilangues serait finalement porté à six à la rentrée 2016. Si on peut se féliciter que la classe bilangue allemand du collège Guillaume de Normandie, classé en REP+, soit maintenue, le compte n’y est pas. Il est notamment dommageable que celles de Jacques Monod ne soient pas maintenues dans un collège qui a fait de gros efforts en matière de mixité en accueillant des classes SEGPA lors de la fermeture du collège Jacquart et dont les enseignants ont fait, depuis des années, un remarquable travail en faveur de la connaissance de l’Allemagne et la promotion de la langue de Goethe.

Fin janvier, après la présentation de la « Stratégie nationale des langues vivantes » par Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, nous apprenions la quasi-disparition des sections bilangues de l’académie de Caen. Les parents d’élèves et professeurs de langues étrangères s’étaient alors légitimement inquiétés des conditions d’apprentissage des langues vivantes dans notre département. Nous tenons à saluer l’engagement des professeurs d’allemand de notre académie qui assument avec constance la promotion de cette langue.

Immédiatement après cette présentation de la nouvelle « carte des langues », nous avons demandé et obtenu d’être reçus au Ministère de l’Éducation nationale, puis au Rectorat, afin d’évoquer les fortes disparités territoriales en matière d’offre linguistique, ainsi que la nécessité d’un maintien de certaines sections bilangues, en particulier de celles dites « de continuité ». A chaque fois, nous avons rappelé que si nous apportions notre soutien à la « réforme du collège » qui doit permettre l’apprentissage, par tous les élèves, d’une deuxième langue vivante dès la 5ème (au lieu de la 4ème actuellement), nous avons également souligné qu’il n’était pas possible de supprimer la quasi-totalité des sections bilangues existantes.

L’insertion professionnelle des jeunes repose, plus que jamais, sur la maîtrise de plusieurs langues étrangères. C’est pourquoi, si nous nous félicitons d’avoir obtenu le maintien de trois sections bilangues dans le Calvados en plus de ce qui avait été annoncé, nous regrettons de ne pas avoir été entendus notamment en ce qui concerne le collège Monod à Caen.

Maintenant, nous attendons le déploiement de la « réforme du collège » et plus généralement le renforcement de l’offre linguistique du CP à la 3ème.

Des trains neufs pour Caen

Lors de sa conférence de presse du vendredi 19 février, Alain Vidalies, le secrétaire d’État aux transports, a confirmé la commande de rames neuves pour les quatre lignes structurantes des Trains d’Équilibre du Territoire (TET). Il suit ainsi les recommandations du rapport « TET agir pour l’avenir » que je lui avais remis le 26 mai 2015 et l’engagement du gouvernement, annoncé le 9 juillet de la même année, de consacrer 1,5 milliard d’euros pour ces trains.

C’est ainsi l’assurance que la desserte de Paris-Caen-Cherbourg sera prioritaire. Nous pouvons donc nous en féliciter. C’est la certitude d’avoir des trains neufs dans trois ans si l’annonce du ministre de choisir des « Régio2N », trains à deux niveaux, construits par Bombardier, se confirme. Nous n’avions pas attendu l’élection de Hervé Morin à la tête de la Région pour obtenir ce résultat positif et attendu.

La proposition du président de région, Hervé Morin, va bien au-delà des recommandations de mon rapport qui suggérait seulement d’intégrer Le Mans-Tours et Paris-Evreux-Serquigny au sein des Trains Express Régionaux (TER). En proposant au gouvernement de devenir autorité organisatrice de la totalité des Trains d’Équilibre du Territoire normands, la Région va au-devant des souhaits du président de la SNCF. En 2005 déjà, Guillaume Pepy avait souhaité transférer aux Régions les déficits d’exploitation et les investissements des TET. À l’époque, avec Jacques Auxiette, alors président de la Région Pays de Loire, nous avions engagé une épreuve de force et fait reculer SNCF.

En acceptant aujourd’hui ce que nous refusions hier, la Région prend des risques importants. Celui, tout d’abord, de voir la Normandie disparaître du réseau ferroviaire national. Une des conséquences en serait de rendre le financement par l’État, du projet LNPN plus difficile si aucune ligne nationale n’y circule. Celui, aussi, de devoir assumer les déficits d’exploitation de ces trains estimés à plus de 32 millions d’euros par an ; lourde charge pour le contribuable normand. Enfin, il faudra veiller à ce que les trains normands gardent un accès privilégié à la gare Saint-Lazare. Cela se justifie quand il s’agit de trains de « grandes lignes ». Il n’est pas sûr qu’il en soit toujours ainsi quand des trains régionaux normands seront en concurrence avec des Transiliens en progression constante avec l’augmentation du trafic de banlieue.

Une telle décision de reprendre en totalité les Trains d’Équilibre du Territoire ne pourrait se comprendre que dans la perspective d’une ouverture à la concurrence du réseau normand. Est-là, le projet du président Morin ?